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Gestion du stress : et si nous faisions du bien à notre dos ?

Gestion du stress et mal de dos

Ah le stress, mal du siècle (déjà au siècle dernier d’ailleurs !)… Ou bien est-ce le mal de dos qui dispute la première place du classement au stress ?

Et si les deux étaient intimement liés ? Mes réflexes de chercheuse d’info étant encore bien vivants, je me suis livrée à une recherche (non exhaustive et assez partiale je l’avoue). Et la réponse est édifiante : oui le stress et le mal de dos sont intimement liés ! C’est même le titre d’un article publié en novembre 2017 par la Figaro Santé : Stress et mal de dos sont intimement liés.

Eh oui, encore un réflexe de documentaliste : je cite mes sources, contrairement à l’article en question qui mentionne une étude japonaise dont j’ai cherché la référence, forcément ! Eh bien figurez-vous que je n’ai pas trouvé d’étude japonaise incluant 18 000 personnes. Et figurez-vous aussi que cela m’a agacé, irrité… Non mais pour qui se prennent-ils ces journalistes qui balancent des vérités (enfin des assomptions qui ont l’air de vérité) sans même citer leur source d’information. Et si ça se trouve, tout ce qui est dit dans l’article est du même acabit !!

Et j’ai continué à chercher jusqu’au moment où je me suis rendu compte que j’avais les mâchoires serrées et les épaules crispées… A ce moment, j’ai pris une grande respiration et éclaté de rire !

J’étais en train de me stresser toute seule parce qu’une valeur importante pour moi me semblait bafouée. Au fond, qu’y-a-t-il de grave dans tout cela ? Si la cohérence et la transparence sont des valeurs importantes pour vous, peut-être avez-vous senti monté l’agacement ? En revanche si transparence et cohérence ne font pas partie de vos valeurs, vous vous êtes sans doute demandé pourquoi je m’énervais.

Cela illustre bien que nous sommes les champions du monde pour nous stresser nous-même.


Et justement, c’est là que je voulais en venir ! Car oui, la plupart du temps, le stress vient de nous-même, de nos valeurs, de nos croyances. Et lorsque celles-ci ne sont pas respectées, notre cerveau nous envoie un signal de danger, similaire à celui que nos ancêtres recevaient lorsqu’ils étaient poursuivis par un mammouth. Car notre cerveau a certes évolué depuis l’ère préhistorique, mais les structures cérébrales gérant le stress, elles, n’ont pas changé (et sont d’ailleurs communes à quasiment toutes les espèces animales).

Je ne rentre pas dans les détails mais c’est ainsi : une situation perçue comme dangereuse va déclencher une cascade de réactions physiologiques.

Et force est de constater que nous avons tous notre propre vision de ce qui est dangereux pour nous. Un exemple : si nos parents nous ont répétés à l’envie qu’être en retard c’était mal, alors nous risquons fort de penser que notre vie est en danger quand nous sommes coincés dans un embouteillage. De là à faire des queues de poissons, à insulter les conducteurs devant nous, il n’y a qu’un pas. Cela évoque-t-il quelque chose pour vous ? 😊
Une autre dimension à prendre en compte concernant notre stressabilité est la différence entre les moyens dont nous disposons et les exigences que nous avons ou que les autres ont pour nous. C’est d’ailleurs peu ou prou la définition retenue par l’accord interprofessionnel sur le stress (voir ci contre) Souvent, nous nous fixons nous-même des exigences élevées sans avoir vérifié si nous avions les moyens réels d’atteindre le but fixé. Et tout cela génère irrémédiablement une situation stressante, avec des conséquences physiologiques dont la crispation involontaire des muscles… Et cela finit souvent par des douleurs dans le dos.

Donc soyez gentil avec votre dos : ne vous fixez pas des objectifs irréalistes !

Et pour le fun, voici quelques-unes des références que j’ai identifié comme source potentielle de l’article du Figaro !
Prognostic psychosocial factors for disabling low back pain in Japanese hospital workers. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0177908
Study of chronic pain and its associated risk factors among Japanese industry workers: the Quality of Working Life Influenced by Chronic pain (QWLIC) study. https://doi.org/10.1539/sangyoeisei.17-004-E
Assessment of potential risk factors for new onset disabling low back pain in Japanese workers: findings from the CUPID (cultural and psychosocial influences on disability) study. https://doi.org/10.1186/s12891-017-1686-y

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